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Produire moins,
et produire à côté

Dimap poursuit deux choses à la fois : rendre la consommation plus sobre, et rendre la fabrication locale de nouveau viable. Ce ne sont pas deux causes différentes, c'est la même mécanique vue des deux côtés.

Ce que la fabrication à la demande supprime

Chaque maillon en entraîne un autre. C'est une chaîne, et elle commence par un choix simple : ne rien fabriquer avant que quelqu'un le demande.

  1. Pas de production à l'avance

    L'industrie fabrique en série parce que la série fait baisser le coût unitaire. Elle produit donc plus que ce qu'elle vendra, et une partie finit soldée, recyclée ou détruite. Une pièce imprimée à la commande n'a pas d'invendu possible.

  2. Pas d'entrepôt

    Sans stock, il n'y a rien à entreposer, rien à chauffer, rien à déplacer d'une plateforme à l'autre en attendant un acheteur.

  3. Pas d'outillage par produit

    Un moule d'injection coûte des milliers d'euros et n'a de sens qu'amorti sur de très grandes quantités. C'est ce coût fixe qui interdit les petites séries et rend une pièce détachée introuvable dix ans après. L'impression n'en a pas besoin.

  4. Pas de traversée du monde

    Le fichier voyage, pas l'objet. Ce qui parcourt des milliers de kilomètres pèse quelques mégaoctets ; ce qui pèse trois cents grammes parcourt quelques kilomètres.

  5. Pas de remplacement inutile

    Un bouton de lave-linge, un engrenage, un clip : réimprimer la pièce coûte souvent moins cher que remplacer l'appareil. C'est sans doute l'effet le plus concret, et le plus immédiat.

Et le local redevient tenable

La fabrication de proximité n'a pas disparu parce qu'elle était mauvaise, mais parce qu'elle ne pouvait plus suivre sur les prix. Ce qui change, c'est que l'écart s'est refermé.

Les machines sont déjà là

Des milliers de personnes possèdent une imprimante 3D qui tourne quelques heures par semaine. Il n'y a pas d'usine à construire : il y a une capacité déjà installée, et inutilisée.

Le travail est rémunéré sur place

Ce que paie l'acheteur va à quelqu'un de sa région, pas à un intermédiaire à l'autre bout de la chaîne. La plateforme prend sa part et laisse le reste là où la pièce est faite.

Le prix tient la comparaison

Selon l'objet, c'est comparable à un équivalent importé, parfois moins cher — surtout dès qu'il s'agit d'une petite quantité, d'une pièce sur mesure ou d'une référence que plus personne ne produit. Sur une grande série d'objets standards, l'industrie reste imbattable, et nous ne prétendons pas le contraire.

Ce que nous ne prétendons pas

  • Imprimer n'est pas neutre. Une machine consomme de l'électricité et transforme du plastique. Nous ne publions pas de bilan carbone : nous n'en avons pas fait, et un chiffre inventé ne vaudrait rien.
  • Le PLA n'est pas magique. Il vient de ressources renouvelables, mais il ne se dégrade pas dans la nature : il lui faut une installation de compostage industriel.
  • Tout ne s'imprime pas. L'impression 3D ne remplace ni l'électronique, ni la mécanique de précision, ni la grande série. Elle couvre ce que l'industrie ne veut plus faire parce que les quantités sont trop petites.
  • Ce que nous affirmons, c'est la suppression du surplus. Pas de série lancée à l'aveugle, pas d'invendu, pas d'entrepôt, pas de moule. C'est vérifiable, et c'est déjà beaucoup.

Un objet, fabriqué quand tu le demandes

Dépose un fichier ou choisis une création : un imprimeur près de chez toi s'en charge.

Dimap est aussi une application

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